Prologue ~

Une nuit, semblable à tout les autres, vient de s'achever. J'ai reçu quatres clients ce soir. Touts aussi brutaux les uns que les autres...
Il fait noir et je rentre seul chez moi. J'espère ne pas faire de mauvaise rencontre.
J'ai enormement de mal à marcher, la soirée a été dure et je suis épuisé. Il me tarde d'être dans mon lit.
Malgré mon jeune âge, je vis seul depuis déjà longtemps, dans un petit appartement situé dans la banlieue de Tokyo. Les locaux sont présentables, le loyer peu cher et les résidents sans histoire. Il n'y a que chez moi que je me sens bien et en sécurité. C'est le seul endroit qui me protège du monde extérieur.
Me voilà arrivé. J'entre dans le hall et vérifie dans ma boite aux lettres si je n'ai pas reçu de courrier. Comme toujours, rien, hormis des factures. Cela n'est pas étonnant, Je n'ai pas d'amis, ni de famille. Qui voudrait cotoyer une personne telle que moi ?
Je monte mes cinq étages d'une seul traite et ouvre maladroitement ma porte, dans un grinçement aigue.
Définitivement gagné par la fatigue, je ne prend même pas la peine de me doucher et me dirige instinctivement vers ma chambre.
Mon corps sens la sueur, ma peau est collante, mes vêtements indescent et pourtant, c'est ainsi que je vais laissé Morphé m'emporté.




________________________



12h00 vient de sonné, toute la classe, y compris moi même, rangons nos cours au profit d'une petite heure de pose déjeuné bien mérité.
Maintenant en dernière année de lycée, je me dois de travaillé plus dur qu'avant. J'aimerais faire une FAC de droit ou de Psychologie ! C'est mon plus grand rêve ! Mais pour cela... il me faut des notes excellentes dans toutes les matières. Ce qui n'est pas chose facile.
C'est pour cela que j'ai tout fait pour intégré cette prestigieuse école. Ici, je sais qu'avec beaucoup d'efforts et de travail, je parviendrais à atteindre mes objectifs.
Seulement... l'établissement étant privé et jouissant d'une réputation sans égale. Il me coûte extrêmement cher d'y faire mes études. Seul la petite bourgeoisie de Tokyo a réellement les moyens d'y aller.
Face à mon casier, je l'ouvre pour y prendre mon repas. Comme a mon habitude, c'est solitaire que j'irais le mangé sur les tribunes du terain de basket. Les autres élèves et moi ne venont pas du même monde et cela... ils me l'ont bien fait comprendre. Je suis toujours seul ici mais étrangement, j'ai mon petit succès auprès des filles. Si elles savaient...
Les yeux scrutant tout ce qui se trouve sur mon champ de vision, je termine mon sandwich. Je n'ai pas souvent le temps de me faire la cuisine et me contente donc de cela. Se qui est en soit, déjà très bien car... Quand on a eu faim dans sa vie, on se rend compte que même un simple morceau de pain peux suffire.
La reprise des cours arrive bien vite à mon goût aujourd'hui. Je redescend doucement des tribunes et jette mes détritues avant de retournée en salle de classe, pour une longue après-midi de cours.



________________________




A peine suis-je sortit du lycée, que dans une heure, je dois me rendre chez mon premier client.
Comme tout les autres, il ne sera qu'un pervers criblé d'argent qui va profité de mon corps en échange de celui-ci.
Avant de prendre la route, je rentre d'abord chez moi afin de me changé.
En me regardant dans le miroir, je ne me reconnais même plus...
Accoutré d'un mini short à jartelle en cuir noir, suivis d'un petit haut rouge et noir, laissant aparaître mon ventre et d'une paires de bottes aux talons très élevé. J'ai la sensation d'être nu. Je me dégoûte...
Tout se que je vois... c'est une pute...





Prologue ~

# Posté le samedi 07 février 2009 18:25

Modifié le dimanche 23 août 2009 18:37

Chapitre 1

Chapitre 1


Arrivé devant la porte de chez mon client, j'appuie deux fois sur la sonnette pour lui faire part de ma présence.
Celui ci ne tarde pas à venir m'ouvrir. Devant moi, apparait un homme au cheveux anormalement gris et à la peau très frippé. C'est petit yeux marron, étrangement persant, se pose sur moi. Il reste silencieux tandis que je l'observe à mon tour. Cet homme grand et mince, malgré ses cheveux gris ne doit pas avoir plus d'une quarentaines d'années.
Un sourire satisfait apparaît sur son visage.
Il me regarde une dernière fois de haut en bas et pose sa main droite sur l'une de mes cuisses.
C'est avec ma voix la plus concupiscente que je lui dis :

- On ne consomme pas avant d'avoir payé.

Il retire sa main avec un petit sourire en coin et sort de sa poche une liasse impressionnante de billets.

- Cela te convient-il ? me dit il d'une voix sournoise tout en me regardant avec envie.

Je compte la somme. 3500¤. J'acquiesce et entre chez lui.
Comme trop souvent, j'entre dans une maison des plus magnifique.
Apparement, Il a un goût très prononcé pour l'art. De part et d'autres, son salon et tapissé de toiles et statues, éyant l'air d'avoir beaucoup de valeur.
On voit bien qu'il est très à l'aise financièrement.
Sur certain murs, je vois des photos de lui accompagné d'une femme et trois enfants. Je suppose que c'est sa famille...
Il m'attrape l'épaule sans aucune délicatesse et me force à lui faire face, en me tendant un verre de cristal, remplis de champagne.
Hésitant, j'observe longuement le fluide dorée, et empoigne finalement la coupe.

- Je... Je n'ai pas l'âge de boire.

- Bois... cela restera entre nous, me chuchote t-il calmement au creux de l'oreille.

Je bois mon verre et lui fait un sourire crispé.
Il me rend ce sourire et me dit un peu plus froidement :

- J'espère en avoir pour mon argent.

Il finit très vite le sien et le pose sur un mini bar, chargé de tout les alcools possible et imaginable.

Sans gêne, il commence à se déshabillé...
A sa vue, je masque mon dégoût. Son corps est tout aussi frippé que son visage et d'une maigreur abracadabrante.
Il s'allonge sur son immense canapé et me demande d'approcher. Je pose mon verre sur une somptueuse table basse en bois ciré et me dirige vers lui.

- Déshabille toi ! m'ordonne t-il, et très lentement, ajoute-t-il paciament.

Je retire chacun de mes vêtements très sensuellement... et me touche en émettant quelques gémissements afin de le stimuler.
Entièrement nu, je me pose sur lui et commence à me déhanché en prenant soin de frolé sa virilité pour croitre son éxitation.
Il me regarde désireux et me demande de lui faire une fellation.
Je m'exécute et prend son membre en main. Je le porte jusqu'à ma bouche et l'embrasse avec douceur, Je le lèche à plusieurs reprises avant de le suçé avec délicatesse... il aime ça.

- Haaan ouais... t'aime ça hein ! me dit il en frappant sur ma fesses droite.

Il éjacule son plaisir et me fait avalé tout le liquide blanchâtre sortit de son corps...
Je suis ecoeuré...
Soudain, il m'attrape violemment par la taille, me soulève et me plaque dans le fond du divan, tout en écartant mes cuisses. Il commence à langoureusement lécher mon antre. Une fois celui-ci bien humide, il me pénètre d'un seul coup.
Ses vas et viens me font de moins en moins mal mais je n'éprouve aucun plaisir à cette acte...
Il jouit à gorge déployée... alors que moi...je reste silencieux.
Dans un dernier crie, je le sens se déverser à nouveau, mais en moi.
Il se lève, regarde l'heure et me dit que je dois m'en aller. Je me rhabille et me dirige vers sa porte.
Avant de me laisser partir, il pose ses mains sur mes fesses et m'embrasse à pleine bouche.

- Je te rappellerai, sois en sûr.

Il ouvre la porte et me laisse partir.

Je recompte l'argent que je viens de "gagner" ... et suis béat.
Avec ces 3500¤, je n'aurai pas à me prostituer pendant un petit moment.
Je vais pouvoir payer mes factures, mon loyer et mes frais de scolarité sans problème...



________________________



- Oui, il me semblait bien que vous aviez eu un peu de retard sur vos frais de scolarité du trimestre M.Atsuaki.

- Oui, pardonnez moi. Ces dernier temps, j'avais eu quelques problèmes financiers. Mais cela étant réglé, voici l'argent. Sous enveloppe, comme vous me l'avez prescrit.

- Le compte y est, c'est parfait.

- Je vous remercie... au revoir.

- Une minute jeune homme !

Un sentiment d'inquiétude s'empare de moi

- Oui ?

- Si vous avez d'autres soucis à l'avenir, n'hésitez pas à m'en parler. D'accord ?

- Euh... d'accord, merci.

- Je vous en prie c'est tout naturel, au revoir.

- Oui... au revoir.

J'ai eu peur qu'elle se soit posée des questions...




# Posté le samedi 21 février 2009 19:08

Modifié le dimanche 30 août 2009 19:09

Chapitre 2

Chapitre 2


Déjà trente minutes que le cours de mathématiques a commencé et je n'arrive toujours pas à me concentré.
Pourtant, je suis a mon habitude un excellent élève, mais voilà... cela fait trois semaines que je n'ai pas eu à vendre mon corps et l'argent commence sérieusement à manquer.
Je ne veux pas recommencer... mais ai-je vraiment le choix ?
Je ne vis que de ça... Si j'arrête... que va-t-il advenire de moi ?
Une larme coule le long de ma joue... Mais personne dans la classe ni prête attention.
C'est d'autant mieux ainsi... Je n'ai pas besoin de leurs fausses compations ou réconfort hypocrite.
Malgré moi, les larmes s'enchaîne...
J'enfouis donc mon visage dans mes bras et essaye du mieux que je peux de me calmé, avant d'attiré l'attention sur moi.

- M.Atsuaki ! crie mon professeur.

Je relève la tête en sursaut.

- Mon cour vous ennuirait-il ? Dit il juste devant ma table, un bouquin d'algèbre dans la main gauche.

Moi qui ne voulait pas attiré l'attention...

- Non monsieur, pas du tout.

- Alors, expliquez moi, pourquoi je vous trouve endormi sur votre table ?

... c'est raté.

- Je ne dormais pas monsieur, je vous assure.

- Donc, je suis aveugle, selon vous ? Retorque t-il exaspéré, persuadé d'avoir raison.

- Non monsieur... mais j'insiste, je ne dormais pas.

- Carnet ! Crie t-il en me regardant avec mépris.

- Mais monsieur je...

- CARNET ! Renchéri-t-il de sa voix rauque.

Je dois me résigner à le lui donner... il ne veut rien entendre.

- Restez à la fin du cours, ajoute t-il sans attendre de réponse de ma part.

Il ne manquait plus que cela.
La sonnerie retentit. Les élèves quittent la salle les uns après les autres dans un bouquant pas possible.

- Hey, bonne chance Atsuaki, me dit un camarade de classe en se moquant de moi.

Quel idiot celui-ci. Je déteste tous ces fils de bonne famille qui pensent pouvoir tout avoir grâce à l'argent de papa...
La salle finit de se vidé et je me retrouve seul avec cet homme qui à l'air de prendre plaisir à m'enfoncé la tête sous l'eau.
Un peu nerveux, je quitte ma chaise et me dirige vers le bureau de celui qui à décidé de resté sourd à tout mes dires.

- Bien. Je vous repose une dernière fois la question, pourquoi dormiez vous ?

Quoi que je dis, il ne me croira pas. Je ne peux lui dire la vérité...

- J'étais... fatigué, pardonnez moi monsieur. J'ai eu beaucoup de problèmes d'ordres familial ces derniers temps et je ne dors pas très bien. Je vous promets que cela ne se reproduira plus jamais.

- Comprenez que je ne peux pas fermer les yeux là-dessus. Par conséquent, vous serez collé toute la semaine prochaine.

- Oh non monsieur s'il vous plaît !

- Je vous demande pardon ?!

- Ne me collez pas ! Je... cela sera inscrit sur mon dossier scolaire !

- Il fallait mieux réfléchir M.Atsuaki. C'est trop tard.

Je me met de nouveau à pleurer.

- Jeune homme, ne vous mettez pas dans des états pareils voyons.

- Mais je... je ne pourrai jamais intégrer une bonne FAC avec un mauvais dossier.

- Mais, ce n'est qu'une petite semaine.

- Justement... c'est déjà trop pour moi... s'il vous plaît.

- Haem...je... et bien... c'est d'accord.

Je lui souris comme jamais je n'avais souris à aucun professeur. Ni même à personne au sein de cette établissement.

- Merci monsieur !

- MAIS !

Il me tend un poli d'exercice (recto/verso).

- Pour demain Atsuaki. Je ne vous mets ni avertissement, ni colle et que cela reste entre nous. Je ne veux plus jamais que cela se reproduise, est-ce bien clair ?!

- Oui monsieur, parfaitement clair !

- Bien, vous pouvez disposer.

- Merci, merci encore, au revoir.

Pour demain ! Avec ce qui m'attend... la nuit promet d'être horriblement longue et courte à la fois.



________________________



Enfin terminé !
Ces exercices étaient vraiment compliqués.
Je ne pensais pas avoir tant de mal à les faires. Il n'a vraiment pas était lest sur la difficulté.
20h30... je dois me préparer.
Oui, j'y retourne. Je n'ai pas d'autre solution.
J'entres dans ma petite salle de bain et me regarde dans le miroir.
Mes vêtements, désormé sur le sol, je regarde une dernière fois ma peau dorée, avant qu'elle ne se retrouve emplis de tâches violettes.
J'entres dans la douche et laisse le luiquide chaud coulé sur toute la surface de mon corps. C'est tellement agréable que j'en soupire de bien être. Rare son les moments ou je me sens aussi bien. Je voudrais ne jamais quitté cette eau si protectrice.
Je saisis le shanpooing et caresse mon crâne afin de sublimé ma longue cheveulure châtain, décoré de meches blondes.
Le gel de douche dans les mains, je savones délicatement mon corps frêle.
Mes minces cuisses... mon torse finement musclé et sa peau si laiteuse, mes larges épaules, mes bras... mes fesses... ma virilité...
Ma peau sens la vanille. J'ai toujours particulièrement aimé cette arôme.
Je rince toute cette mousse qui me recouvre et me force malheureusement à mettre fin à ce moment de pleinitude.
Je me sèches pour ne pas attrappé froid et enfile vite un sous vêtement propre.
A nouveau devant mon miroir, je lisse mes cheveux, d'une longueur assé importante et commence à me maquillé.
Un peu de far à paupière violet suivis d'un trait d'iliner sur les yeux, accompagné de khôle en dessous de chaque oeil et du gloss transparent sur les lèvres pour une bouche sensuel.
J'ai toujours eu une apparence très androgyne. C'est d'ailleurs se qui plait à mes clients. Il aime mon physique troublant et éfféminé. Certain en joue même beaucoup...
J'enfiles comme à mon habitude une tenu extravagente, mange un petit quelque chose et me dépêche de sortir pour me rendre chez un client que je connais plutôt bien.
C'est un habitué, il ne supporte pas les retards.

- Te voilà enfin. Je commençais à m'impatienter, dit il sèchement en m'ouvrant la porte.

M.Sagawa est un riche entrepreneur de quarante-huit ans aux phantasmes plus que douteux, pourtant très discret sur sa vie personnelle.
C'est même la première fois que je viens chez lui. Habituellement, il préfère faire cela dans un Love Hotel mais sa femme étant à l'étrangé, il en a profité pour m'invité dans sa villa de Shinjuku.
Il me fait signe d'entrée mais je n'accorde aucune satisfaction à sa demande en restant silencieusement sur la pas de la porte.
Il devine très vite, le pourquoi, de mon refus et me dit d'une voix saillante :

- Ah je vois... l'argent.

Il sort de sa chemise une petite envellope blanche avec mon prénom dessus et me la donne, en attendant ma réaction. Je ne prend pas la peine de vérifié son contenue éyant l'habitude d'avoir à faire à lui.
Mon argent en poche, j'entre dans sa deumeure. Est il vraiment utile de préciser que je suis ébloui par la beauté des lieux ?

- Installe-toi confortablement, j'arrive tout de suite.

Je ne me fais pas prier et me pose sur un sôfa en cuir noir des plus confortable.
Je ne serais décrire la beauté de cet endroit. Tout est tout simplement splendide !
Cela fait déjà quelques minutes qu'il est partit, je commence à trouvé le temps long. Plus vite ce sera fait, plus vite je pourrais m'en aller.
Que peut il bien fabriqué ?

- Me revoilà, j'espère n'avoir pas été trop long.

- Oh, non pas du tout, mentis-je avec un petit sourire forcé.

- Tant mieux. J'ai une petite surprise pour toi, me dit-il en me tendant un grand paquet cadeau blanc, joliment décoré d'un rubanx rouge.

Je l'ouvre et y trouve à l'intérieur une espèce de costume de Geisha, orange vif et rouge sang.
Je pose sur lui un regard rempli d'incompréhension et attend une explication.

- Je voudrai que tu portes ce vêtement et que bien sûr... tu me laisse te le retirer, m'explique-t-il avec un regard pervers, qui me fait presque peur.

- Je...euh...déglutis-je.

Voyant son regard noir appuiyé sur moi, je n'ai pas d'autre choix que d'accépté.

- D'accord...

- Bien. La salle de bain se trouve au bout du couloir, à gauche, dépêche toi.

Je me rend jusqu'à cette fameuse salle de bain et suis choqué lorsque je me retrouve à l'intérieur.
Mais quel salle de bain ! C'est la première fois de ma vie que j'en vois une aussi grande et belle. Tout y est, jacuzzi, sauna etc.
Mon appartement paraît minuscule en comparaison.
Je repose les yeux sur ce costume immonde et me force à le mettre. Je retourne très vite le voir mais ne le trouve plus dans la salle de séjour.

- Je suis dans la chambre ! crie t-il d'une pièce toute proche de celle-ci.

Je m'approches de la porte qui se trouve non loin face à moi et l'ouvre doucement.
C'est ainsi que je le trouve étendu nu sur cet immence lit pour deux personnes.
Se qu'il peut être repoussant... aussi maigre qu'une jeune fille malade d'anoréxie... aussi laid qu'un homme éyant eu un accident qui les défiguré à vie.
La chambre, elle, est somptueuse au contraire. De grandes fenêtres avec vu sur la piscine du jardin qui se trouve être des plus que magnifique. Des lumières tamisé, un mini bar et des meubles de toute beauté...
Le rêve quoi !
Peut être aurais je apprécié tout cela si je mettais trouvé dans une situation autres que celle-ci...

- Tu es vraiment belle, me dit il en me voyant traversé la porte. Approche... ajoute t-il en tapotant sur ses hanches.

J'avances lentement vers le lit et me mets à califourchon sur lui, en constatant avec horreur l'effet que mon corps lui à procuré.

- Tu m'excite, me dit-il d'une voix qui se veux sensuel.

En dessous de ce costume, je suis entièrement nu. Alors qu'il se met à me le retirer, une certaine gêne s'empare de moi.

- Timide maintenant ? dit il en se moquant légèrement de moi.

- Non... répondis-je aussi rouge que le rouge du vêtement.

J'ai tout simplement honte de moi...
Je n'ai vraiment aucune dignité...

- Ne t'inquiète pas, ça ne fait que m'exciter davantage.

Il m'attrape par la taille et me positionne à quatre pattes.
L'acte en lui-même est tellement humiliant mais en cette position il l'est davantage.
Il prend soin de se mettre un préservatif et me dit :

- Tu vas aimer ça ma chérie.

Il commence à me pénétrer sans aucune douceur.

- Tu aimes ?

Non...

- Oui, j'aime ça, répondis-je honteux de moi-même.

- Je n'entends rien pourtant...

Il commence ses séries de vas et viens et je me vois obligé de simuler du plaisir.

- Han, haaan, hum, encore, oui, plus fort...

Je me dégoûte.
Une fois l'orgasme atteint, il s'écroule à côté de moi et s'endort.
Je remets mes propres vêtements et pars de cet endroit sordide.
Mes larmes ne veulent pas cesser de couler...
Je n'en peux plus de cette vie !
Le prochain sera-t-il pire... ?

# Posté le mardi 03 mars 2009 14:26

Modifié le dimanche 23 août 2009 19:09

Chapitre 3

Chapitre 3


Les semaines passe sans que je puisse les voir. Chacune de mes journées et chacune de mes nuits se ressemble, telle un film qu'on revisionne inlassablement encore et encore.
Parfois, je songe a mourir. Pourquoi suis-je née ?
Je n'ai aucune valeur pour personne. Je ne supporte plus cet vie. En quoi est ce que je mérite tout cela ?
Pourquoi ne puis je pas avoir droit au bonheur ?
J'aimerais juste... vivre comme tout le monde. Je voudrais aimer... et être aimer en retour.
Mais qui voudrait de moi a présent ?
Qui vroudrais d'un corps souillé comme le mien ?
Qui ?



________________________



Ma soirée vient de se finir et j'ai "gagné" beaucoup d'argent. J'en suis heureux car je vais pouvoir me reposer quelques temps... reposé mon corps de tout ce mal.
Les rues me paraisent vides et noires, alors que je suis encore loin de chez moi.
Il faut que je me dépêche de rentrée, demain j'ai cours et ce quartier est vraiment très mal fréquenté.
Il fait vraiment très froid et je meurs de faim. Je n'ai rien mangé depuis ce matin.
Je marche à une vitesse folle, sans véritablement regarder devant moi.
Tout d'un coup, je sens une pression sur mon bras, qui m'empêche de poursuivre mon chemin.

- Tu es perdue ma jolie ? me demande un homme très peu recommandable. Grand et très musclé...

- Je euh non, ça va aller. Merci, dis je en essayant de me défaire de son emprise.

- Pas si vite poupée, tu veux pas qu'on discute ? Insiste t-il en renforçant sa poigne.

- Non et ne m'appelez pas "poupée" !

- T'es fringuée comme une salope et tu joues les saintes-ni-touche ! crie t-il en me secouant et m'attirant dans une ruelle sombre.

Mon Dieu, dis moi que c'est un cauchemar...
Il me plaque contre un mur et commence à diriger sa main sur mon entrejambe.
A ce contact, je vois son visage et ses gestes se figer.

- Putain ! Mais... t'es un mec ! hurle-t-il en me giflant.

Rebutée de ma personne, il commence à sauvagement me battre, tout en m'insultant... et va même jusqu'à me cracher dessus.
Il ne lésine pas sur la force de ses coups et me frappe avec toujours plus de violence...
Je n'en peux plus... et m'écroule lentement au sol.
Malgré son dégoût, je sens ses mains me déshabiller, mais la douleur m'empêche de bouger.

- Non... arrêtez, je vous en supplie ! lui dis je apeuré.

Il ne tient pas compte de mes protestations et continue à faire glisser ses mains à travers mon corps.

- T'es plutôt bandant pour un mec, on va voir se que je peux faire de toi, me dit il l'air éxité.

- Je vous en supplie, NON !

Je crie de toute mes forces mais ne parvient pas à me défendre.
Pitié ! Que quelqu'un vienne m'aider!
A quoi bon... les rues sont déserte à cette heure ci. Personne ne viendra...
Alors que je viens de perdre tout espoir, un homme surgit de nul part et frappe violemment mon agresseur à la tête.
Celui-ci perd connaissance sous la force du coup.
Mon sauveur se penche au dessus de moi, mais je n'arrive pas à distinguer son visage du noir qui nous entoure.
Mes paupières se font de plus en plus lourdes...
Il me parle, oui... mais je ne perçois aucune de ses paroles clairement.
Il fait de plus en plus noir...
Je sombre à mon tour dans l'inconscient.


# Posté le dimanche 08 mars 2009 11:40

Modifié le dimanche 30 août 2009 18:29

Chapitre 4

Chapitre 4


Entre le rêve et la réalité, la fatigue m'abandonne peu à peu.
Je ne veux pas ouvrir les yeux... je ne veux plus jamais me réveillé.
Mon corps tout entier me fait horriblement mal. Ce ne sont pas les douleurs habituelles. C'est comme si... j'avais été rué de coups.
Je me résigne finalement à ouvrir les paupières mais y parvient avec beaucoup de difficulté.
Maintenant habitué à la dur lumière du jour, je me rends compte que je ne suis pas chez moi !
Cette chambre, ce lit, ces murs... ce n'est pas chez moi !
Ou suis je ? Que fais je ici ? Comment suis-je arriver là ?
Tant de questions se bousculent en cet instant dans ma tête, que je n'arrive pas à réfléchir correctement.
J'observe mon corps plus que douloureux et constate avec surprise mais aussi horreur qu'à l'exception de mon sous vêtement, je me trouve entièrement nu et recouvert de bleus impressionant.
Qu'à t-il bien pû m'arrivé ? Que m'a t-on fait ?
Un nouvel élant de question s'empare de moi...
Mais...
Mon Dieu !!! L'heure ! Quel heure est-il ?! J'ai cours ce matin !
Je me lève à toute hâte de ce lit qui n'est pas le mien, mais retombe aussitôt sur le sol froid.
Je n'arrive même pas à tenir sur mes deux jambes tant la douleur est forte.
J'entends des pas se diriger à tout allure vers cette pièce. La porte s'ouvre brusquement et devant moi apparait... un homme de toute beauté.
Affolé de me voir étendu ainsi sur le sol, il m'aide à me relever et me recouche dans ce même lit où je me suis réveillé quelques secondes plutôt. Ce lit... qui doit être le sien.
Il me regarde l'air inquiet et me demande si je vais bien.

- Je vais bien, merci. Mais s'il vous plait, dites-moi ce que je fais ici et comment je suis arrivé là !

- Tu ne te souviens pas ? me questionne t-il perplexe.

- Non, je...

Je réfléchis... et cherche au fin fond de ma mémoire ce qui a bien pu se passer la veille.
Quelques minutes passent dans un silence profond.
Je me souviens maintenant...

- C'est... c'est vous qui m'avez sauvé la vie, n'est ce pas ?!

- Oh non voyons. Je n'ai rien fait de telle, contre dit il en rougissant. Disons simplement, que j'étais là au bon moment, au bonne endroit.

- Si ! Sans vous ce pervers m'aurait...

- Chuuuut. Tout va bien maintenant, me rassure t-il en prenant ma main droite dans la sienne. Après ton agression, tu as malheureusement perdu connaissance. Ne sachant que faire, j'ai pris l'iniative de t'emmené ici, chez moi.

Sa voix est tellement douce et réconfortante. Je lui souris.
Hier... je n'étais pas parvenu à entrevoir son visage. Et aujourd'hui, je me surprend à le contempler avec emerveillement . Ses traits son si fins... ses long cheveux blonds si brillant, son sourire tellement chaleureux, ses lèvres joliment dessiné et pulpeuse... son regard... son regard d'une tristesse, égal à la beauté de son visage...
Nous nous regardons attentivement sans savoir quoi dire. J'aime se calme qui règne.
Tout d'un coup, mon estomac se met à faire un immense boucan, brisant tout le charme de notre mutisme.

- Oh ! mes ½ufs ! s'exclame bizarrement mon sauveur.

Je le vois repartir aussi vite qu'il n'était venu, comme si on avait rembobiné son arrivée.
Un long tapage se fait entendre de là où je me trouve suivis d'un petit crie de douleur emmenant de lui . S'en est vraiment drôle.
Le voilà qui revient plus posement, avec un plateau rempli de très bonnes choses dans les mains.
Un bon jus de fruit venant tout juste d'être pressé, un chocolat chaud, quelques croissants, du riz et les fameux ½ufs, dont il avait parlé avant de s'en allé en furi.
J'en bave tant ça m'a l'air délicieux.

- C'est pour toi, me dit-il en posant le plateau sur mes genoux.

- Pour... pour moi ?

- Oui, me répond t-il tout sourire.

Cela fait trois ans que personne n'avait fait quelque chose de semblable pour moi. Je suis très touché.
Je commence à manger.
Je le savais. C'est un véritable régal ! Moi qui mourrais de faim, je n'aurais jamais imaginé meilleur petit déjeuner que celui-ci.

- C'est délicieux ! merci beaucoup.

- Je t'en prie.

Je déguste chaque bouché de ce festin avec lenteur et déléctation. C'est tellement délicieux.
Mon repas terminé, je me rends compte que je ne sais toujours pas son nom.
Un peu embarassé, je me décide tout de même à le lui demandé.

- Co... comment vous appelez vous ?

Il rit et me répond :

- Tu sais, je n'ai que 26 ans. Tu peux tout à fait me tutoyer.

C'est vrai qu'il n'a eu aucun mal à le faire avec moi.
Un rire gêné jaillit de mes lèvres... presque semblable à un gloussement.

- Comment t'appelles-tu ?

- Terachi Shinya.

- Shinya. C'est un très joli prénom que vous a... je veux dire, que tu as.

- Merci, et toi, quel est ton nom ? me demande t-il avec un air sérieux que je ne lui connaissé pas encore.

- Uruha Atsuaki...

- Quel âge as-tu Uruha ?

Ah oui c'est vrai...
Ces dernières minutes avaient été si agréables que j'en avais oublié l'état dans lequel il m'a trouvé...
Vais-je devoir tout lui expliquer... ?
Non pas question !
Aussi gentil soit-il, je ne veux pas lui parler de moi et de ma vie.

- 18 ans.

- Bien... Nous devrions parler à tes parents de ce qu'il s'est passé hier soir... tu ne crois pas ?

- Je... je n'en est pas...

- Comment ça ?

- Ils sont mort quand j'avais 15 ans.

- Comment fais tu pour vivre alors ?

- Je...euh je travail dans un bar tout les soirs. Grâce à ce travail j'arrive à m'assumer tout seul.

- Et cette tenue que tu portais ?

- Ah ça ! c'est un bar très ouvert. C'était un pari avec des amis. Je ne sors jamais vêtu ainsi sinon.

- Ah d'accord. Si tu veux, je peux te prêter des vêtements pour aujourd'hui. Nous devons casiment faire la même taille.

- Oh non, tu as déjà tellement fait, je ne voudrais pas abusé de ta gentilesse.

- Mais non voyons, c'est normal.

- Dis... puis-je te poser une question, s'il te plaît ?

- Oui.

- Que faisais-tu dans ce quartier hier ?

- Moi ? oh et bien... je me baladais sans vraiment regarder ou j'allais. J'avais besoin de réfléchir...

Son regard s'attriste davantage.
Ai-je touché un point sensible ?
Voyant son doux visage, ternis par la mélancolis, je ne m'attarde pas sur le sujet.

- Merci d'avoir était là, lui dis je en souriant.

- De rien, répond t-il la tête baissé.




# Posté le dimanche 29 mars 2009 09:42

Modifié le dimanche 30 août 2009 18:42

Chapitre 5

Chapitre 5

- Je suis vraiment désolé, pour mon absence d'hier, madame Shikimoto. J'ai... j'ai eu un très gros problème d'ordre familial et...

- Etant donner que vous n'avez aucune preuve qui justifie votre omission, cela ne m'intéraisse guère ! me gronde durement ma CPE.

Face à tant de raison, je resté mué, les yeux fixant le sol.

- Monsieur Atsuaki... reprend t-elle avec un peu plus de compasion, vous savez mieux que personne, que les absences ne sont pas toléré dans cette établissement. Vos problèmes, quelqu'ils soient, ne doivent pas interféré dans vos études.

- Oui, je le sais bien...

- Ce genre d'incident ne doit pas se renouvelé, c'est bien clair ?

- On ne peut plus clair madame.

- Bien, vous pouvez regagner votre classe.

- Merci madame ...

- Sachez tout de même, que cette absence sera inscrite sur votre dossier scolaire et que je n'omettrais malheureusement pas, le fait, qu'aucun justificatif confirmant vos dires, ne m'a était remis. Je suis désolé.

- D'accord... dis je en refermant doucement la porte du bureaux.

Sa aurait pû être pire.
Décidement, je n'ai vraiment pas de chance en ce moment...
Marchant mollement à travers les couloirs, je peux entendre les cours de chaque classes, devant lequel je passe. D'ailleurs, je ne suis plus très loin de la mienne. Je n'ai pas très envie de travailler aujourd'hui. Je suis lassé de ce quotidien, beaucoup trop difficile à vivre. Lassé des autres élèves, lassé des professeurs et lassé de devoir travailler plus que tout le monde. C'est tellement injuste... je n'aurais jamais imaginé qu'avoir moins d'argent que les autres, pouvé être un si grand "handicap sociale". L'argent fait tourné le monde et le monde tourne autour de l'argent. Tout comme la terre et le soleil, c'est un cercle vicieux sans fin.



________________________



Un mois vient de passer depuis ma rencontre avec Shinya. Je ne l'ai toujours pas revu et je ne veux pas le revoir... J'ai passé un merveilleux moment en sa compagnie mais... ce ne fut qu'un simple et unique moment. Rien de plus. C'est ainsi, nos destins ne sont pas fait pour être lié, nous sommes trop différent. Je n'arrive même pas à croire qu'il est cru tout ce que je lui est dit.... C'est à peine si mon histoire tenait debout. Je n'aime pas mentir, mais je n'avais pas d'autres solutions.
Parfois, je repense à son regard si profond. Jamais de ma vie je n'en avais contemplé un de semblable.
Je ne le connaissais que depuis peu et pourtant, une partit de moi s'y attacher déjà...
Je ne devais pas ! Il est bon pour lui comme pour moi, qu'on ne se revois jamais.
Ma vie est trop compliquée pour que je puisse m'autoriser à avoir des sentiments pour quelqu'un.
J'aime mieux poursuivre ma misérable existence seul ! Je n'ai besoin de personne...
Mais il est certain, qu'il restera toujours une belle rencontre, que je n'oublirais jamais. Je tacherais de gardé un souvenire imprérisable de cet homme, qui n'aura partagé ma vie qu'une seule fois dans la sienne...



________________________



Comme je me sens sale...Trois hommes sont venus en moi, cette nuit...
J'ai vraiment l'impression de n'être qu'un morceau de viande. Mais dans le fond, c'est ce que je suis, non ? Je ne suis qu'un morceau de viande. Le client me choisit, me paye, me consomme et me jette. C'est si simple pour lui.
Le client est toujours roi, dit-on. Alors moi... je dois être l'esclave, c'est ça ?
Dans une douce brume, les rues sont paisiblement endormie. C'est silencieusement que je poursuis mon chemin, tout en sillonnent les coins et re-coins des chaussées. Je peux entendre mes pas résonner dans ces ruelles si calmes. Trop calmes.
C'est étrange... depuis quelques minutes... j'ai comme l'impression que quelqu'un m'observe.
Des pas résonnent à l'unisson avec les miens.
J'ai peur...
Une ombre apparait soudainement sur le sol...

- Pas encore... murmurai-je

Je me mets à courir aussi vite que je le peux, quand tout d'un coup j'entends une voix qui met familière :

- Uruha attend ! c'est moi ! c'est Shinya !

Je cesse de suite ma course et me tourne vers lui.
Face à moi, a bout de soufle, il pose ses mains sur ses genoux en essayant de reprenant une respiration normal.

- Tu cours vraiment très vite ! me dit il fatiguer.

- Idiot ! tu m'as fait une peur bleue ! Et que fais-tu ici d'abord ?!

- Et bien je chercher le bar où tu travailles, mais je viens juste d'apprendre qu'il n'existe pas.

Pris sur le fait, je ne sais pas quoi lui répondre. Je baisse les yeux pour ne pas affronter son regard... son regard que je pensais ne plus jamais revoir.
Je me sens honteux, tel un enfant qui vient d'être surpris en train de faire une bêtise.

- Tu n'as rien à me dire ? me demande t-il. Regarde-moi quand je te parle.

Trop conscient de la situation embêtante dans laquelle je me trouve, je reste sourd face à sa demande.
Voyant que je ne réagis pas, il pose une de ses mains sur mon menton et soulève mon visage pour planter son regard dans le mien.


# Posté le vendredi 10 avril 2009 08:12

Modifié le jeudi 17 septembre 2009 16:54

Chapitre 6

Chapitre 6


Son regard me transperce le c½ur, il me met à nu. J'essaie, mais en vain, de détourner mon regard du sien.

- Cesse de me regarder ainsi, lui dis-je dans un profond murmure.

Son regard ne se détache toujours pas. Nos visages se rapprochent encore un peu plus et je sens son souffle sur mes lèvres.

- Pourquoi ?

- Parce qu'un regard ne ment jamais, répond t-il .

En disant cela, ses lèvres ont frôlé les miennes. Un frisson étrange m'a parcouru le dos à ce moment précis.

- Je veux juste t'aider Uruha.

S'en est trop, je le repousse violemment, afin de me défaire de son étreinte.

- Je n'ai pas besoin de toi ! je n'ai besoin de personne ! tu entends ? PERSONNE !

- Tu... tu te prostitue n'est-ce pas...

- Quoi ? Mais qu'est-ce que cela peut te faire dis-moi ?!

Il reste silencieux. Son regard se perd dans le vide.

- Écoute-moi bien Shinya ! Ce que je fais ne te regarde pas, c'est clair ?

- Non, me répond-t-il d'un air défiant.

- P*t*i* ! Mais pour qui te prends-tu ? Tu n'as pas le droit de débarquer dans ma vie de cette façon ! N'as tu rien d'autres à faire ?

- Je sais ce que tu ressens.

- Non tu ne sais pas ! et tu ne sauras JAMAIS ! Laisse-moi tranquille nom de Dieu ! Pour...pourquoi te soucies-tu autant de moi ?

Encore une fois... son regard se perd dans le vide. Un vide que je connais bien.

- Réponds-moi !

- Je te répondrai si tu me suis jusque chez moi.



# Posté le vendredi 17 avril 2009 08:00

Modifié le jeudi 17 septembre 2009 17:01

Chapitre 7

Chapitre 7


- Pourquoi devrais-je te suivre ?

- Il est 01h00 passé, nous sommes en pleine nuit et il fait froid. Ce n'est pas idéal pour discuter.

Après quelques secondes d'hésitation, j'accepte finalement de le suivre.
Au bout de la rue est garée sa voiture noir. Nous montons à l'intérieur et la route se fait dans un calme rigide.
Ni lui, ni moi n'osons briser ce silence. C'est mieux comme cela, je pense.
J'observe d'un air absent le paysage urbain des rues de Tokyo. J'appréande... pourquoi chez lui ?
Nous voilà arrivés.

- Tien ! j'avais oublier. Tu habites dans les beaux quartiers...

Ma réflexion lui a fait mal... je le vois bien. Ne tenant pas compte de mon sarcasme, il descend de la voiture pour m'ouvrir la porte.
Nous montons très vite ses deux étages et entrons chez lui.
Je découvre, à nouveau, son petit appartement. Ca n'a pas du tout changé. Toujours aussi bien rangé, propre, jolie et agréable à vivre. J'aime cet endroit.

- Tu veux quelque chose à boire ou à manger ? me demande t-il naturellement.

- Non merci, allons droit au but je te prie. Explique-toi !

Je suis peut être un peu trop dure...
Il prend place sur son grand canapé et m'invite à venir l'y rejoindre.
Je le sens nerveux.

- Je... ce n'est pas facile à dire, hésite t-il en tortillant ses longs doigts.

Il baisse les yeux et commence à légèrement trembler.
Je lui caresse le dos en guise d'encouragement.

- Surtout ne m'interrompe pas s'il te plait...

- Je te le promet.

- Merci... Cela s'est produit quand... j'étais jeune...plus jeune que toi encore...

FLASH BACK

- Comment ça tu n'as toujours pas retrouver de travail ?!

- Ta gueule, le gosse dort !

- Qu'est-ce qu'il y a ? Tu ne veux pas que ton fils sache quel bon à rien est son père ?

- Parce que toi tu fous quelque chose peut être ? Occupe de toi du gamin au lieu de passé ta vie dans les magasins à dépenser MON argent !

- Toujours la même excuse ! Shinya a treize ans et plus l'âge d'être materné !

Papa et maman se disputent encore.
Depuis que papa s'est fait licencié, c'est toujours comme ça à la maison. C'est même de pire en pire.
Papa s'est mis à boire et à frapper maman. Il enchaîne les petits travaux pour des salaires de misère et maman ne fait vraiment rien pour arranger les choses.
Même si je suis encore jeune, je fais de mon mieux pour leurs venir en aide. Je ne demande jamais rien et je travaille bien à l'école.
Malheuresement, ils n'ont même pas regarder mon dernier bulletin. J'étais tellement heureux de pouvoir leurs montrer que je travaillais dure et qu'ils pouvaient être fiers de moi...

- Tu n'es qu'une garce !

Papa a encore frappé maman !
Je me lève de mon lit afin d'aller lui porter secours.
Je passe la porte et la vois étendue sur le sol, en sang.

- Maman ! cris-je en l'a voyant ainsi.

- S*l*p*, tu l'as réveillé !

Il lui donne un violent coup de pied et menace de faire la même chose avec moi si je ne retourne pas me coucher.
J'ai peur... alors j'obéis.
Mais comment dormir quand votre famille se déchire sous vos yeux ?
Encore une fois, je vais m'endormir en larmes...



________________________



Le réveil sonne, il est 6h30.
Aujourd'hui c'est la rentrée des vacances de Pâques.
Maman dort encore et papa dessaoule sur le canapé.

- Bon...bonjour papa.

- Grouille toi d'aller à la salle de bain, y'a des gens qui bossent ici.

- D'accord.

Je me dépêche de me doucher, m'habiller et me coiffer pour laisser la place à papa.
Je ne prends pas de petit déjeuner et me prépare un déjeuner pour ce midi avec ce que je trouve dans le frigo et les placards.
Une bouteille d'eau du robinet, un petit sandwich au fromage et un paquet de gâteaux au fruits sec. Ce n'est pas très copieux mais ça suffira...
Je prends mon sac, dis au revoir a papa et pars à l'école.
La matinée passe très lentement. Les cours ne sont pas très captivants mais je fais avec.
Midi est enfin là, j'ai un peu honte de mon repas et m'isole donc pour le manger seul.
Le reste de l'après-midi passe très vite au contraire de ce matin, mais je n'ai pas envie de rentrer à la maison. Pas tout de suite...
J'ai vais donc au centre ville, afin de faire une petite balade. Il y a tellement de beaux magasins. Je n'ose même pas m'en approcher, ou que j'aille rien ne sera dans mes moyens...
Mieux vaut que je rentre à présent, sinon papa va me gronder.
Devant la porte, j'inspire et expire doucement avant de l'ouvrir.
A l'intérieur, je suis horrifié par le spectacle qui s'offre à mes yeux.
Tout est sans dessus/dessous. Papa est endormit sur le sol complètement ivre, tenant dans sa main droite une lettre a l'écriture fine.
Je la lui prends prudemment et commence à lire ce qui est écrit.

Je n'en peux plus, je m'en vais !
Je ne peux plus vivre auprès d'un homme alcoolique, violent et incapable d'assumer son rôle de père et de mari.
J'ai rencontré quelqu'un d'autre. Nous allons vivre ensemble loin d'ici. Loin de toi.
Shinya est grand maintenant, il n'a plus besoin de moi. Il est intelligent et sera sans sortir tout seul.
Prends soin de lui. Je ne me fais pas de soucis.

Adieu...


Elle est partie...
Elle nous a abandonné...
Elle ne m'a même pas dit au revoir...
Les larmes coulent à flot sur mes joues. Je sors de la maison en courant, serrant dans mon poing cet lettre, qui est tout se qu'il me reste d'elle.
Je cours et pleure en même temps. Je ne sais même pas où je vais, mais j'y vais.
Je cours à un telle point, que je ne sens même plus la fatigue.
J'enrage ! Comment a-t-elle pu nous faire sa ! A moi, son enfant !
Je sais que tout n'était pas rose mais... mais comment a-t-elle pu faire sa ?
On s'en serait sorti en restant ensemble ! Pourquoi...
M'aimait-elle vraiment ? ...
Il est 22h30, je rentre enfin dans ce qui était autrefois, la maison de ma famille.

- Ou étais-tu passé ?! me hurle papa.

- Nulle part...

- Tu connais la bonne nouvelle ? Ta p*t* de mère nous a quitté. Et tu sais pour quoi ? POUR UN HOMME !

Je n'ose pas répondre et continue à serrer à l'intérieur de ma poche sa lettre.

- Elle t'a abandonné mon garçon ! Elle n'en avait rien à foutre de toi !

Tais-toi...

- Ce n'est qu'une misérable ingrate !

Tais-toi...

- Une salope qui ne pense qu'au fric !

Tais-toi...mon Dieu tais-toi...

- Elle donne son cul que si on a du fric à lui refiler !!!

- TAIS-TOI ! crie-je en larmes.

Un silence de mort s'installa d'un seul coup.
Ce silence ne signifiait rien de bon.

- Nettoie-moi toute cette merde et dégage au pieux ! me dit il menaçant.



________________________



Cela fait plusieurs semaines que papa m'ignore.
Il travail mais nous avons un peu de mal a finir les mois.
Il dépense beaucoup de son argent dans l'alcool et les femmes.
Mais bon, je mange et j'ai un toit pour dormir... c'est déjà tellement. Je ne peux vraiment pas me plaindre.
Seulement, j'ai remarqué que depuis quelques temps, il me regardait plus que bizarrement.
Ce soir, des amis de travaille a lui, viennent dîner à la maison.
Il m'a dit que je devais me faire très beau pour l'occasion.
Je ne vois pas pourquoi...



# Posté le dimanche 19 avril 2009 19:17

Modifié le dimanche 20 septembre 2009 06:52

Chapitre 8

Chapitre 8


Comme papa me l'a demandé, j'ai essayé de me faire le plus beau possible.
J'ai détaché mes cheveux naturellement lisse. Ils sont mi-long de couleur châtain. Je porte une chemise et un pantalon blanc et j'ai légèrement entouré mes yeux de noir. J'espère que cela fera l'affaire.
Nos invités viennent d'arriver. Papa se montre bien aimable et les débarrasse de leur manteaux pour ensuite faire les présentations :

- Fils, je te présente Mr Tachibana et Mr Suzuki des... collègues... Messieurs, je vous présente mon fils, Shinya.

- En... enchanté, dis-je en m'inclinant.

- Charmant, tout à fait charmant ! dit monsieur Suzuki en m'analysant de la tête aux pieds.

Ces hommes sont très élégamment vêtus. Ils doivent tout deux avoir une quarantaine d'années et l'air d'être extrêmement sûrs d'eux.
Papa semble avoir mis le paquet pour ce dîner. Champagne, plats de grande qualité, même la maison brille comme un sous neuf...
Je ne comprends pas vraiment pourquoi il tenait à ce que tout soit si parfait ! Ce n'est qu'une soirée entre collègues, rien de plus.
C'est bizarre... monsieur Tachibana me regarde avec beaucoup d'insistance...

- Si nous passions à table, dit courtoisement papa.

Le repas se déroule calmement, nous parlons peu, concentrés sur le contenu de nos assiettes.
Le repas fini, nos invités commencent à faire la conversation en me posant diverses questions...

- Shinya, as-tu déjà eu une petite amie ? demande monsieur Suzuki.

- Non, pas encore.

- Oh vraiment ? tu me vois étonné je dois dire...

- J'en conclus donc, que tu n'as jamais eu de rapports... ? ajoute sérieusement monsieur Tachibana.

Ces questions sont très étranges, mais papa a dit que je devais leur répondre gentiment parce qu'ils sont des personnes très importantes à son travail.

- Non monsieur je... je n'en ai jamais eu... répondis-je avec beaucoup de gêne.

Monsieur Tachibana lance un regard à papa, comme pour lui demander quelque chose.
Papa acquiesce et lance à son tour un regard à monsieur Suzuki.

- Fils, si tu allais montrer ta chambre à monsieur Suzuki... monsieur Tachibana et moi devons parler travail.

- Euh... oui d'accord.

Monsieur Suzuki et moi nous dirigeons vers ma chambre pendant que papa et monsieur Tachibana discutent.

- Votre fils est encore novice en la matière, comprenez qu'il nous faut l'initier...

- Je le comprends tout à fait.

- Rassurez-vous, avec son physique les clients vont en raffoler, cela ne fait aucun doute !

- Ce qui nous rapportera beaucoup d'argent, n'est ce pas ?

- Plus que vous ne pourriez l'imaginer...

- Parfait !

Monsieur Suzuki et moi entrons dans ma chambra à coucher.
Celle-ci n'a rien de spécial, un lit, un bureau, une armoire et deux commodes.
C'est une chambre des plus simples car je n'aime pas tellement les fantaisies.

- Tu as une chambre bien charmante.

- C'est une chambre comme une autre.

- Certes mais, je vois que tu es très ordonné, c'est bien.

- J'aime juste que les choses soient bien rangées, voilà tout.

- Hm je vois... Tu sais ce que moi j'aime ?

- Non.

Tout d'un coup il pose ses mains sur mon torse et commence à le caresser.

- Les jeunes garçons comme toi, ajoute-t-il

Je repousse ses mains et lui demande de stopper cela tout de suite.

- Tu n'as pas aimé ? me demande-t-il avec une pointe de sarcasme dans la voix.

J'essaie de sortir de la chambre afin de tout dire à papa mais, ce salaud m'en empêche.

- Écouté moi bien sale gamin ! tout se passera pour le mieux si tu coopèrse, dans le cas contraire, tu me verras obligé d'employer la force !

Il m'attrape par les bras et me jette sur le lit.
Je crie de toute mes forces afin que papa vienne me porter secours.

- PAPA AU SECOURS ! VIENS M'AIDER !

Pourquoi ne vient-il pas ?
J'ai besoin de lui !
Mais pourquoi ne vient-il pas ?

- PAPA ! PITIE ! VIENS !

- Cesse de crier, tu ne pourras y échapper. Ton père ne viendra PAS. Je te conseille plutôt de te laisser faire.

- LAISSEZ MOI ! JE VOUS EN SUPPLIE, LAISSEZ MOI !

Voyant que je ne suis pas décidé à me laisser faire, Suzuki sort de sa poche une seringue avec je ne sais quel produit.
Une fois le liquide transféré dans la seringue, il me l'implante de force dans le bras droit.

- Cela devrait te calmer.

- Qu'est ce que...qu'est ce que vous m'avez injecté, dis-je en sentant mes forces m'abandonner.

- Une drogue qui te paralysera le temps que je m'occupe de toi.

C'est vrai ! je n'arrive plus à bouger. Mes jambes, mes bras, je n'arrive plus à les bouger !
Pourquoi papa ne vient-il pas ?! POURQUOI ?
Ce monstre retire mes vêtements à une vitesse folle... en me voyant nu, il commence à caresser sa virilité.

- Tu sais que tu es très excitant. J'ai vraiment envie de te prendre...

Ces paroles sont immondes !
Pourquoi papa le laisse t-il faire ?!

- N'aie crainte, je vais te préparer...

Il commence à sucer ses doigts, puis à les introduire en moi. Je pousse de pénibles gémissements de douleur.

- Non... Je ne veux pas, arrêtez ça, dis-je à bout de souffle.

- La ferme !

Jamais de ma vie je ne m'étais senti aussi humilié.

- Hm te voilà bien dilaté. Je vais pouvoir te pénétrer, dit il avec impatience.

- NON PAS CA !

Il retire ses doigts de mon corps et déboucle la ceinture de son pantalon afin de libérer son membre gonflé par l'excitation.

- NOOON, criais-je de toute mes forces.

Exaspéré par mes cris incessants, il me gifle pour me faire taire. Sonné par le coup, je n'ose plus émmettre le moindre son.
Il soulève mes jambes et les pose sur ses épaules. Il saisi son membre et le dirige vers mon entre.
Son gland au creux de ma chair, il commence à me transpercer.
Je pousse des hurlements de souffrance effroyables. Je souffre, j'ai envie de mourir ! C'est comme si on me déchirait la peau, c'est horrible !
Il commence ses séries de vas et vient. Chacun de ses coups de rein est un coup de couteau dans mon c½ur.
Je me sens mourir...

- Dieu que tu es bon !

Il ne tarde pas à atteindre le plaisir extrême et je sens une substance se déverser en moi.
Il se retire de mon corps et reboucle son pantalon pour sortir de la chambre.
Je pleure toute les larmes de mon corps. Comment mon propre père a-t-il put me laisser violer de la sorte ?
Mon sang coule à flot et se mélange au liquide blanc qu'a laissé ce monstre.
Les draps blancs sont à présent rougeâtres.
Je souffre le martyre. Cette douleur est insoutenable.
Seigneur je vous en prie... je vous en supplie... faites moi mourir...

- Comment était-ce ?

- J'ai du le droguer pour pouvoir le prendre... Mais je puis vous assurer que nous allons droit vers la fortune avec ce gamin !

- Bien... très bien. Nous allons donc revenir pour parfaire sa future expérience. Terachi, il semblerait que votre fils soit une mine d'or.

- C'est parfait ! quand pourra-t-il commencer ?

- Et bien, le temps que nous le domptions... Dans un mois je dirais.

- Très bien ! Je vous dis a bientôt mes amis.

- A très bientôt !


# Posté le mardi 21 avril 2009 07:56

Modifié le dimanche 20 septembre 2009 07:13